17.11.2017

multi-scale luxembourg

exposition au luca

deux maquettes à l'exposition

La mise en relation spatiale des quatre bâtiments constituant le “Kannercampus” de Belval-Sud est illustrée par une maquette confectionnée à l’échelle 1:250. L’intégration au terrain naturel et la mise en relation des volumes à construire s’appréhende facilement à cette échelle utile pour représenter les équilibres primordiaux du campus scolaire. La lecture de la structuration urbaine et de l’intention architecturale est facilitée par le bois clair utilisé pour l’habillage de l’ensemble des surfaces représentées. La maquette mono-couleur et mono-matière fait appel à l’imagination du spectateur tout en la guidant sa compréhension grâce à la qualité des détails représentés

 

L’objet présenté par petitcarrée architectes visualise le thème des limites qu’elles soient tangibles ou non à l’aide du CIPA à construire à Belvaux.

 

La mise en évidence du rapport entre volumes pleins et espaces vides révèle les qualités fondamentales de la composition architecturale d’un projet. Cette relation essentielle conduit à une représentation des espaces extérieurs comme volumes pleins et une mise en évidence mathématique des volumes bâtis comme vides. Les qualités urbanistiques de l’espace public ou les contraintes réglementaires prennent corps et l’interstice occupé par le bâtiment apparaît comme vide à structurer.

 

Les évidements dans l’espace devenu masse renvoient le spectateur autant aux limites spatiales qu’aux causes qui ont déterminé leur processus de déformation. La maquette réduit la façade à une mince membrane tendue entre le vide des volumes bâtis et le plein des espaces publics. L’enveloppe, devient un sujet à part, une sculpture en minces feuilles de bois montées sur de fragiles supports métalliques.


À cette ambivalence entre concret et abstraction s’ajoute la couche cognitive des projets alternatifs fixés au dos du plateau supérieur. Le miroir du plateau inférieur renvoie en fonction de la position du spectateur une représentation fragmentaire des alternatives envisagées. Ces projets potentiels, actuellement sans utilité, rappellent que si l’architecture est construction concrète, elle est aussi processus de création. Les limites primordiales en architecture sont physiques, mais les limites décisionnelles franchies laissent des traces essentielles.